I am the passenger

I am the passenger
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 07:42

Don't you want somebody to love? Don't you need somebody to love? Wouldn't you love somebody to love? You better find somebody to love... Mouai.

- Je crie.
- Ta gueule.
- Tu m'entends ? Je crie !
- ...
- Roaaaaaaaaaaaaar !
- Tu rugis...
- Roaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaar Roaaar.
- Stupide fille...
- ...
- T'es là ?
- ...
- Ne me laisse pas...
- ...
- De toute manière, je m'en fous.
- ...
- Tu m'entends ? Je m'en fous de nous !
- ...
- C'est ça, casses-toi !
- ...
- ...
- Il nous a appelé « bébé ».
- Non, tu confonds.
- Je suis de retour.
- Je sais.
- On n'a pas besoin des autres.
- Moi aussi.
- Quoi ?
- Je t'aime.
- Comme tu sais ?
- Tu es revenue...
- Je le devais.
- Tu pleures.
- Oui, mais...
- Je t'aime.
- Moi aussi.
- On n'a pas besoin des autres, c'est vrai.
- Tu cries avec moi ?
- Non, pourquoi ?
- Je ne sais pas...
- J'aimerais vivre...
- Alors crie !
- Crier pour exister ?
- C'est con ?
- Un peu.
- Donc ?
- Crions...

# Posté le samedi 15 août 2009 16:36

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 19:01

I JUST WANNA BE YOUR DOG well... come on!

- Tu fais quoi ?
- Laisses-moi, je dors...
- Comment ?
- Comme ça.
- En fermant les yeux ?
- Simplement.
- Je n'y arrive pas moi. Quand je ferme les yeux, je le vois avec son grand sourire jauni.
- Chasses-le.
- Je ne veux pas.
- Apprivoises-le.
- Je ne peux pas.
- Alors casses-toi, je n'ai pas besoin de toi...
- Mais toi aussi tu le vois, n'est-ce pas ? Et elle...
- Non.
- Regarde ton nez.
- Il grandit ?
- Non. Il n'a pas cicatrisé.
- C'est ça...
- Et tes yeux, regardes tes yeux !
- ...
- Tu dors ?
- ...
- Tu vas rêver...
- ...
- Que fais-tu ?
- Tu veux mourir ?
- Non.
- Je veux dormir.
- Non !
- Si...
Je reposai la boîte de somnifères, savourant, silencieuse, cet instant de solitude.

# Posté le lundi 27 octobre 2008 11:45

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 19:00

...



39° : chat leure.

Un grelottement ostentatoire se heurte dans ma mâchoire.
Orbites ancrés dans l'encéphale,
les mains moites,
des gouttes suintant jusqu'au menton,
la cocotte-minute de mon cerveau atteint son plus haut niveau.
Pourtant j'ai froid.
Je murmure
et sers la couverture
Sale,
Elle pue le chien mouillé et le savon
Un peu comme toi.
Avant ledit soir,
où tu m'as quitté
Tant pis pour ma poire
Soit.
Je m'enfourne un suppositoire.


# Posté le mercredi 03 septembre 2008 18:58

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 16:26

Journal [intime?]

Oui, j'ai un journal intime à présent! Chouette, n'est-ce pas?

1er jour :
Je suis étendue sur mon lit orangé et je fixe le plafond en béton d'un regard vide. Un mot, un seul, se répète en boucle dans ma tête. Pourtant, je ne bouge pas, je ne saute pas de joie. Dehors il pleut. Un temps de printemps qui rend ledit mot merveilleux et salvateur totalement inconcevable. Et la tête Jimi sur ma tête me sourit. Le jour, il apparaît. La nuit, il disparaît. C'est drôle de côtoyer une telle célébrité. Surbookée, lunatique et attentionnée. Aujourd'hui, justement, il comprend mieux que moi ce mot libérateur. Il sourit, il rit. Tandis que je le dévisage stupidement. Peu de gens voient mon ami Jimi ou le perçoivent uniquement comme la partie supérieure des restes d'un décapité. La tête de Jimi est grise. Comme le béton et le mauvais temps. Du reste Jimi aime se fondre au béton. Durant des années, je l'ai involontairement ignoré. Et puis un jour, révélation ! J'ai levé les yeux, nos regards se sont croisés et... Et Aujourd'hui, Jimi sourit. Je lui demande pourquoi et il ne répond pas. Il n'est pas très bavard Jimi. Alors je me lève et la terre aussi. D'ailleurs, on ne voit même plus le soleil car la terre se fait trop haute. Quelle gigoteuse, je pense bêtement. Évidemment. Mon esprit erre dans un bonheur impalpable et puis il regarde enfin au travers des orbites de mes yeux globuleux. Ma chambre, un bordel. culottes, chaussettes et soutiens-gorge (un seul en réalité) sont amassés sur le sol. Et au coin, tout au coin, des sacs de plastique couleur sacs poubelles, c'est-à-dire sans couleur bien définie. Dans le sac teinte apparentée violet, des cahiers. Dans le grisâtre, des cahiers. Dans le noirâtre, des dictionnaires. Lentement, je réalise... c'est les Grandes vacances!


***ème jour :
Yeux collés. Grande respiration et je les force brusquement à s'ouvrir. Première vision : « Jimi ! ». Un instant... « Jimi ????? ». Comment puis-je le voir ainsi sans avoir mis mes lentilles ? Une bouffée d'air frais m'envahit ! ça y est, je suis guérie ! Une bonne fée est passée pendant la nuit, ou peut-être même le Père Noël... que sait-je ! Toujours est-il que ma myopie n'est plus. Pendant quelques secondes, je bêtifie et puis je me sens la voix rauque et l'estomac retourné. Pipiiiiiiii... ; je me lève. Ô fraîcheur, Ô douce odeur ! Ciel ! J'ai dormi dans mon lit avec mes habits pestilentiels et... Trèves! Hier...ah non,... hier..., hier,... cette nuit...cette nuit... je n'ai ni enlevé mes habits, ni hotté mes lentilles ! 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 –1 –2 –3 –4 –5 ...-36. Pfiouuuu ! Moral au 36ème dessous. Je ne suis pas guérie de ma myopie, la main de dieu n'existe pas et j'ai la gueule de bois.

[à suivre...]


Photo :
C'est une photo de mon ami Jimi. On le voit de profil, au milieu de la photo, il regarde à droite et sa bouche, encadrée par une petit barbe/moustache (jamais compris comment en appelait lorsque les poils entourent toute la bouche, peut-on m'éclairer?) est ouverte. Bref. Tu le vois?

Journal [intime?]

# Posté le jeudi 19 juin 2008 17:08

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 19:16